Mais ça n’a rien de très officiel : ce kit n’est pas proposé par Apple mais par Alan Quatermain, auteur d’un plug-in pour l’Apple TV, ATVLoader qui permet d’installer des extensions pour le lecteur multimédia d’Apple à la télécommande.
Ce kit de développement devrait permettre aux développeurs de concevoir et de tester plus rapidement leurs extensions pour l’Apple TV. Une application, appelée BackRow Test permet notamment de tester les plug-ins sur le Mac et non pas sur l’Apple TV.
Non, vous n’êtes pas en train de lire Apple Insider, Think Secret ni Mac Rumors; jusque mes élucubrations, peut-être un peu fantaisistes. Cela dit, très sérieusement, je pense que l’on ne verra pas – outre Atlantique comme ici en Europe – de vidéos encodées en plus de 640×480 pixels sur l’iTunes Store avant l’automne 2008.
Et j’y vois au moins une bonne et contraignante raison qui tient à la démarche commerciale d’Apple, sacralisée par Steve Jobs, de privilégier à tout prix “l’expérience utilisateur”, fusse au détriment des fonctionnalités.
En l’occurence, l’iPod 5G actuel ne lit pas les vidéos au-delà de 640×480 pixels; pour cela, il faudra attendre l’iPhone – si tant est qu’il soit doté d’un accélérateur graphique – ou un toujours fantasmatique iPod 6G.
Proposer des vidéos dans deux formats – HD pour l’Apple TV et SD pour l’iPod – relèverait à la fois du casse-tête technique et commercial. A la clé, un retour à la question déjà tranchée par le marché avec le bide des films sur disque vidéo pour PSP : comment vendre deux fois au même acheteur la même vidéo dans deux qualités différentes ?
Apple pourrait certes s’appuyer sur l’expérience qu’elle s’apprête à acquérir avec la musique sans DRM et vendre les mêmes vidéos avec deux niveaux de qualité différents adaptés à différents supports; ajuster ses prix en conséquence et proposer des formules de “montée en gamme” à faible coût. Mais le marché de la vidéo en ligne présente-t-il le niveau de maturité suffisant alors que cela n’est même pas acquis pour la musique ?
La firme à la pomme pourrait par ailleurs choisir de faire évoluer iTunes et lui intégrer un système de ré-encodage des vidéos pour les iPod actuels. Mais est-elle prête à faire payer le prix ce ré-encodage, en termes de confort d’utilisation, à ses clients ?
Je pense que les réponses à ces questions sont déjà tranchées à Cupertino : Apple attendra que sa gamme de baladeurs – voire son Apple TV – ait suffisamment évolué, avec un parc installé suffisamment renouvelé – pour proposer de la HD sur son iTunes Store. Et ce ne sera probablement pas avant l’automne 2008.
Reste qu’il faudra encore compter sur la taille des tuyaux du haut débit et adapter, le cas échéant, le fonctionnement de l’Apple TV pour lui permettre d’entamer la lecture avant la fin du téléchargement d’un film. Déjà, un film d’une heure et demi pèse plus de 1 Go sur l’iTunes Store. Même avec une connexion ADSL 2+, cela implique un temps de téléchargement non négligeable avant de pouvoir profiter de son film.
Rendez-vous dans un an et demi !
C’est un lecteur de MacBidouille qui lève le lièvre : des clones d’iPod Nano de première génération ont été distribués au Festival de Cannes, sans que l’on sache si c’est le fait des organisateurs de la manifestation ou celui de l’hotel du lecteur de MacBidouille, même si les appareils sont clairement labélisés avec la célèbre palme. Spécialiste de la “communication par l’objet”, Bewear-pro commercialise des baladeurs comparables dans l’hexagone.
La situation ne manque pas de piquant : c’est dans la grand messe nationale d’une industrie qui fustige régulèrement le piratage et le nom respect de sa propriété intellectuelle que ces clones d’iPod Nano font leur apparition. Reste à savoir si, au regard de la loi française autant que point de vue d’Apple, il s’agit ou non de contrefaçon. Et ce n’est pas simple. Il y a quelques mois, je me suis ému de la présence dans les pages d’eBay France de téléphones mobiles multimédia reprenant très fortement l’aspect du Nokia 8800. Mes questions répétées à la DGCCRF et au service de presse de Nokia sur le sujet sont restées sans réponse.
Reste que le phénomène, s’il est difficile à quantifier tant en volume qu’en valeur, dépasse largement le cas de quelques appareils prestigieux. Dans les rayons virtuels du commerçant I-Pmart, on trouve par exemple un clone de Sony Ericsson W880i arborant les mêmes logos que l’original mais signé Hui Feng (avec les logos Walkman et “SonyEricsoon”) et proposé 156,6 $ l’unité hors frais de port. L’iPhone est également représenté, avec rien moins que deux clones, les P168 à 156,8 $ et Hualong IP2000 à 165,2 $. LG, Motorola, Vertu et Nokia ont bien sûr également droit à leurs clones avec le pompon peut-être pour le finlandais avec ce NCKIA N77 à 135,35 $ et ce second (!) clone signé CECT, avec la marque NOKIA, le O étant coupé en deux. Sur PDAFrance, Nghia est tombé sur un joli spécimen…
Allez, ça ne coûte rien : je relance les constructeurs.
Allez, une fois n’est pas coutume : je profite de mon blog pour trouver preneur à ma console Xbox modifiée pour faire fonctionner le logiciel Xbox Media Center. Je l’abandonne au profit de l’Apple TV.
C’est une console non pucée, doté d’un disque dur de 60 Go. Elle est livrée avec deux manettes, le kit DVD de Microsoft, le câble A/V et le câble d’alimentation électrique. Je la propose à 80 € + 15 € de port en colissimo recommandé. Si vous êtes intéressé, laissez-moi un petit mot avec le formulaire.
J’ai des invitations pour Joost, en nombre illimité cette fois-ci. Si ça vous intéresse, commentez cette note en veillant à enregistrer une adresse e-mail exacte pour l’envoi de l’invitation.
A l’occasion de JavaOne 2007 (7 au 11 mai à San Francisco), David Yen, le patron de Sun Microelectronics, est revenu sur les innovations sur lesquelles travaille sa division.
Sun a récemment annoncé la création d’une division semi-conducteurs, Sun Microelectronics. Quelle réflexion a menée à cette décision ?
David Yen : En quelque sorte, ce que Sun essaie de faire avec la microélectronique est très similaire à ce que nous avons fait au cours des dernières années, en termes de propagation de notre propriété intellectuelle logicielle à des plates-formes (Solaris, Java) qui vont au delà de nos propres produits. Notre savoir faire en terme de CMT et le fait que Sun Microelectronics soit aujourd’hui parmi les plus grandes des sociétés de design de microprocesseurs dans le monde offre des opportunités de développement. Cela cadre avec l’objectif de notre CEO de positionner Sun sur des segments à forte croissance.
Nous avons bâti une équipe qui compte aujourd’hui plus de 1000 ingénieurs capables de concevoir des processeurs à hautes performances, de les packager, de les tester, mais aussi de bâtir les outils de développement autour de ces produits. Nous avons une expertise et un savoir faire uniques à proposer au marché. La démonstration la plus évidente de ce savoir faire est notre récente famille de puces multithreadées. Depuis 2002, après avoir évalué l’évolution des applications en terme de web, de banque en ligne, de calcul,… nous avons conclu que le nouveau challenge pour les processeurs serait en terme de “throughput”, c’est à dire l’aptitude à traiter en parallèle un nombre massif de transactions alors que jusqu’alors le design de processeurs se concentrait sur la façon de réaliser au plus vite une seule et unique tâche.
Nous avons alors pris la décision de redesigner notre famille de puces Sparc pour s’adapter à ce challenge. De là sont né les travaux sur les familles Niagara et Rock. Niagara est commercialement disponible et nous sommes sur le point d’annoncer Niagara 2. Le design de Rock été finalisé (“Tape Out”) le 3 janvier, ce qui nous met en bonne position pour lancer des systèmes à base de cette puce en 2008.
Dans Niagara 2 il y a des coeurs Sparc, une puce réseau, un moteur d’encryption, un contrôleur mémoire… Entendez-vous fragmenter ce “System on a chip” en ses différents éléments pour mettre votre propriété intellectuelle sur le marché ?
David Yen : Vous pointez dans la bonne direction. Nombre de ces composants renferment des innovations qui leur sont propres. Quand nous avons travaillé sur Niagara 2 qui est une puce capable de traiter 64 threads en parallèle, nous avons regardé la partie réseau. Nous aurions pu nous contenter d’utiliser des interfaces Ethernet classique. Mais vu le nombre de tâches à traiter en parallèle, la partie réseau serait devenue un goulet d’étranglement. C’est un peu comme si au bout d’une autoroute à 8 voies, on avait mis un pont à deux voies. Nous avons donc parallélisé l’interface réseau de Niagara 2. Celle-ci sait classifier les paquets au niveau 4 et les orienter vers 16 files différentes, chacune disposant de son propre canal DMA. Comme nous n’avons plus à gérer d’interruptions nous pouvons vérifier le statut de chaque file et injecter des paramètres de QoS pour favoriser au niveau OS certaines files par rapport à d’autres. On peut aussi imaginer faire de la conversion de protocole à la volée, de IP vers un autre protocole par exemple. Nous appelons cette interface réseau une interface Ethernet Broadband. C’est ce qui a intéressé Marvell qui a pris une licence de cette interface.(…) Nous discutons aussi avec sociétés de télécommunications et des constructeurs réseaux. Je ne peux révéler leurs noms tant que les contrats ne sont pas finalisés, mais je peux vous promettre que la liste [de nos licenciés] va considérablement s’allonger dans les mois à venir [ Sun a depuis cette interview annoncé un contrat de licence avec ARM].
Comment faire de cette activité une activité rentable ?
David Yen : Notre priorité sera bien sûr de continuer à faire évoluer la famille Sparc pour les besoins propres de Sun, mais nous pensons pouvoir développer un vrai business avec nos autres composants. Le fait d’être fabless nous donne cette souplesse. Nous n’avons pas à supporter le coût d’une “fab” ce qui limite nos investissements et nous permet d’être très compétitifs.
Voyez-vous une limite au nombre de cœurs que l’on peut mettre sur une puce?
David Yen : La question est plutôt de savoir quel est le nombre de threads qu’un système peut traiter en parallèle. Je pense qu’il y a une limite, assez similaire à celle que l’on rencontre sur les grands systèmes SMP. En développant des systèmes SMP dans les années 90, on a buté sur une limite, environ 128 puces. Au delà, on rencontre des problèmes d’accès non linéaire à la mémoire et cela devient très compliqué. De tels problèmes se reproduiront dans le monde des puces multithread. Soit les logiciels ne pourront gérer les threads au delà d’une certaine limite, soit on verra apparaître des problèmes “d’overhead”.
Une solution sera peut-être de doper la performance unitaire des cœurs?
David Yen : D’une certaine façon c’est ce que nous faisons avec Rock. Au lieu de viser un plus grand nombre de cœurs, nous avons choisi d’optimiser les cœurs pour la performance et la robustesse. Avec Rock, nous pensons que nous pourrons rivaliser avec des processeurs comme l’Opteron pour les applications mono-thread. Rock disposera aussi de fonction novatrices comme l’aptitude à faciliter le garbage collection des applications Java ou la gestion des verrous. Il pourra aussi optimiser dynamiquement l’exécution d’applications qui n’avaient pas été développées pour les environnements multithreadés. C’est selon nous la formule idéale pour les applications haut de gamme comme les bases de données ou le calcul scientifique. Nous avons d’ailleurs plusieurs projets dans le domaine du supercomputing qui s’appuient sur des fonctions bien particulières de Rock.
La tendance générale est d’aller vers des puces de plus en plus parallèle, mais cela fait peser un poids important sur les développeurs de logiciels. Nombre d’entre eux ne sont pas formés ou pas capables d’optimiser leurs logiciels pour des environnements systèmes parallèlisés. Y a-t-il une solution à ce problème ?
David Yen : Nous n’avons pas d’inquiétude pour Solaris par exemple. Ce sont nos propres collègues, ils sont motivés par l’optimisation de leurs logiciels pour nos puces. A défaut nous pouvons les contraindre à intégrer les optimisations que nous jugeons nécessaires. Nous optimisons ainsi systématiquement les librairies et le noyau de Solaris, pour tirer partie des capacités multithread de nos systèmes. Le problème est la base installée de logiciels sur laquelle nous n’avons pas de contrôle. Bien sûr, nous avons optimisé nos outils de développement pour aider à la parallélisation du code. Mais ce qui est plus important est que toute l’industrie va dans la même direction que nous. J’ai ainsi noté avec intérêt, qu’Intel a annoncé à Péking qu’ils vont promouvoir la formation d’ingénieurs capables de développer dans des environnements multithreads. Lorsque j’ai vu l’annonce, j’ai dit aux responsables d’Intel que nous étions ravis, car nous avons besoin de programmeurs formés à ces techniques pour optimiser les prochaines générations de logiciels pour les puces multithreadées. Leurs efforts s’ajoutent à ceux que nous menons. Nous avons commencé en avance sur Intel et nos deux sociétés sont sans doute les plus avancées sur la recherche en matière de puces multithreadées.
Intel et AMD parlent de cœurs symmétriques mais aussi de cœurs assymétriques. Est-ce une piste de travail pour vous ?
David Yen : Nous avons plusieurs choses en développement. Nous avons déjà intégré des composants dédiées pour le réseau ou la cryptographie dans Niagara 2. C’est facile pour nous, Sun étant une société spécialisées dans les systèmes. Le risque est qu’il est difficile de rester générique en spécialisant un peu plus les processeurs. On peut imaginer que les cœurs ne soient pas homogènes. On verra des puces avec des cœurs hétérogènes dans l’avenir. C’est encore un peu tôt pour en parler. Nous n’avons pas finalisé notre stratégie en la matière.